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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 07:26

Pont de Bir Hakeim : Statue équestre de la France renaissante

La  "France renaissante ", symbole d'un pays qui sort triomphant de la bataille livrée à l'ennemi, symbole d'un pays qui garde son identité et sa liberté et qui renaît de ses cendres. 

Bir Hakem 1

Allégorie donc, située au centre du pont Bir Hakeim, sur un terre plein circulaire qui termine, en amont, l'allée des Cygnes. Face à la Seine, tournant le dos au Viaduc, la statue semble presque prendre son envol. 

Bir Hakem 2

Exécutée en 1930 par le sculpteur danois Holger Wenderkinch elle est offerte à la ville de Paris par la communauté danoise. 

Elle était censée représenter Jeanne D'Arc, sainte patronne de la France, la statue déplaît à la commission chargée de valider les édifices commémoratifs publics, qui ne reconnaît pas dans les traits et la posture guerrière du personnage représenté l'image traditionnelle véhiculée par la pucelle d'Orléans. 

Bir Hakem 3

Pour éviter tout incident diplomatique avec le Danemark, il est finalement décidé de la rebaptiser " La France renaissante ", de manière à lui retirer sa portée commémorative pour ne lui donner qu'un rôle décoratif. Elle est finalement installée en 1958. 

Bir Hakem 4

Il est bien dommage que cette statue ne soit pas plus mis en valeur et ne soit pas plus connue. Elle mérite un intérêt, tant sur le plan artistique, que symbolique et même politique.

Bir-Hakem-6.jpg

La bataille de Bir Hakeim

A la fin du mai 1942, la première brigade des Forces françaises libres occupe le sud du dispositif de la 8e Armée britannique en Libye face aux Forces germano-italiennes de l’Axe. Point d’appui à l’extrême gauche du dispositif, cette position est d’une importance considérable, car elle est en mesure d’empêcher toute manœuvre d’encerclement par le sud des Forces alliées, en retraite désordonnée, après la défaite et la chute de Tobrouk qui ouvre la voie du Caire aux chars allemands.

Le 27 mai 1942, la position de Bir Hakeim, attaquée par la division blindée italienne "Ariete", soutient un combat acharné mené jusqu’à l’intérieur du point fort. L’ennemi, repoussé, laisse quarante chars sur le terrain.

Du 1er au 10 juin, la position, harcelée méthodiquement, est complètement encerclée par des forces allemandes et italiennes, en supériorité numérique écrasante. Le général Rommel, commandant les forces ennemies s’efforce de faire sauter ce verrou. A l’ultimatum exigeant une reddition, le général Kœnig, commandant la brigade française, répondra : "Nous ne sommes pas ici pour nous rendre."

Malgré les tirs d’artillerie et les bombardements aériens les plus violents, la Brigade repousse tous les assauts, ne cède pas un pouce de terrain, inflige à l’ennemi des pertes élevées.

 L’incroyable audace d’un groupe de volontaires du Train réussit, de nuit, à faire pénétrer dans la position un convoi de trente camions. Le 10 juin cependant, toutes les ressources en eau, vivres, munitions, sont à la veille d'être épuisées. La garnison reçoit du Commandant de la 8è armée britannique l’ordre de se replier. Au cours de la nuit du 10 au 11, elle se fraie un passage de vive force à travers les lignes ennemies et les champs de mines, ramenant ses blessés et le matériel encore utilisable.


Par sa résistance prolongée au-delà de tout espoir et dont le retentissement mondial fut immense, la 1ère Brigade Française libre permit à la 8è Armée britannique de se dégager et de trouver le temps nécessaire au redressement de la situation, à El Alamein. Aux Français, alors sous l’oppression allemande, elle confirma leur foi en leurs destinées et en la victoire. La Résistance intérieure, celle de Jean Moulin et Christian Pineau, rejoint la France libre pour ne faire qu’une seule France combattante.

Le Cimetière, érigé sur l’emplacement même des combats, a été maintenu "In Memoriam". Une piste y conduit, jalonnée de Croix de Lorraine, à partir d’El Adem.
En raison de son isolement, les 182 corps qu’il contenait ont été transférés en ce lieu, où reposent aussi les quatre premiers soldats français tombés en Cyrénaïque, le 21 janvier 1941, et les six morts de l’opération de Koufra menée par le général Leclerc.

Bir Hakem 5

* Sources : Wikipédia et " Paris à cheval" : http://www.romanphotosurseine.fr/blog/paris-a-cheval/

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commentaires

gootchai 16/07/2013 11:34

Oui très belle cette statue!!!! Bisousssssssssss

jean-pierre 16/07/2013 09:41

bonjour Véro . elle est effectivement très belle . bonne journée et de gros bisous

Marizou 16/07/2013 08:57

Un des beaux symboles français !

Marlène 16/07/2013 08:38

Bonjour Véronique,
magnifique cette statue j'espère que tu as passé un bon 14 juillet et je pense que tu as pris des photos du feu d'artifice ....la journée va etre bien chaude.
douce journée
amitié
Marlène

Arlette 16/07/2013 08:27

Coucou Véro
Un très beau reportage sur cette belle sculpture...
belle journée...
bisous

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