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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 07:18

Le pigeon suscite souvent des sentiments d’amour-haine auprès des citadins. Les positions sont souvent extrêmes dans un sens comme dans l'autre. Elles sont aussi contradictoires puisque même ceux qui le qualifient de "rat volant" ne souhaitent pas le voir disparaître totalement de nos villes. Une étude sur ce sujet très polémique fait l'objet d'un guide intitulé « Le pigeon en ville ».

Article sur les pigeons 1

Certains citadins sont hostiles aux pigeons et les chassent, tandis que d’autres partagent leurs sandwichs avec eux, ou même leur fournissent régulièrement des graines (Malgré l’article 120 des règlements sanitaires départementaux qui interdit le nourrissage des pigeons). Comment réconcilier tout le monde ?

Un guide pour concilier pro et anti pigeons

Un guide intitulé « Le pigeon en ville » a été publié par Natureparif et réalisé à partir du travail de recherche du groupe « Ecologie de la réconciliation et gestion de la nature ». Ce guide fait le point sur l’évolution de la place du pigeon en ville. La question est d’autant plus cruciale que cet oiseau commun est souvent le premier témoin de la nature en milieu urbain. Apprendre à bien connaître le pigeon peut mettre fin à quelques idées reçues. 

Article sur les pigeons 2

A Paris on trouve essentiellement deux catégories de pigeons. Les pigeons "biset", les plus communs qui sont gris bleuté (mais parfois aussi de couleurs diverses, blanc, roux...) et les pigeons ramiers, plus gros avec une collerette blanche. Les bizets arpentent les trottoirs et nichent sur des bâtiments alors que les ramiers vivent dans les arbres et se montrent un peu plus distants.

Les populations de pigeons bisets sont globalement stables depuis 10 ans. Les effectifs de pigeons ramiers ont tendance à augmenter ces dernières années dans les espaces urbains. Ils s'y sédentarisent, adoptent un régime de plus en plus omnivore, mais continuent de nicher dans les arbres. Le nombre de pigeons dans Paris est estimé à 80 000 individus.

Article sur les pigeons 3

Une vie très sociale

La durée de vie moyenne des pigeons est de 5 ans. Ils sont fidèles et forment des couples monogames. Ils vivent en groupe pour mieux se protéger des prédateurs. Ils échangent constamment des signaux et des informations avec leurs congénères. Ils nourrissent et élèvent leur progéniture à deux. Chez les pigeons, ce sont les deux parents qui régurgitent un "lait" de nourrissage qui sert à la fois de nourriture et de vaccination (ils sécrètent des éléments qui protègent les jeunes des maladies).

Pourquoi le pigeon des champs est devenu pigeon des villes ?

Le pigeon ancestral sauvage vivait dans les falaises du bassin méditerranéen. Il a été domestiqué très tôt dans l’histoire humaine. On les utilisait pour transporter des messages durant les deux Guerres mondiales. Après la première guerre mondiale, un grand nombre de pigeons domestiques sont retournés à l’état sauvage et ont colonisé les villes.

Pour tordre le cou à quelques idées reçues :

Porteurs de maladie ?
Les risques sanitaires liés au pigeon sont extrêmement faibles et ne nécessitent pas de passer outre les règles d’hygiène élémentaires. Par ailleurs, les pigeons franciliens ne sont pas un risque de contamination de la grippe aviaire pour les citadins.

Sales ?
Si les pigeons urbains représentent aujourd’hui le sale, ceci est à considérer en relation avec l’émergence au XXe siècle d’un nouveau modèle de la ville comme un lieu ordonné et aseptisé, où la nature est contenue. Les chiens sont tenus en laisse, les chats restent à l’intérieur des habitations, les désinfections sont systématiques. Seuls les pigeons se soustraient à cette maîtrise de la nature par l’homme, et ils le font de manière visible ! Ils deviennent ainsi l’antithèse du nouvel ordre urbain idéal.

Article sur les pigeons 4

Evolution des mentalités

Jusqu’aux années 1920, le pigeon est un acteur du progrès social et un auxiliaire utile en tous points aux hommes.

À partir des années 1950, le pigeon urbain fait l’objet de la construction lente et progressive d’un discours permettant de faire accepter l’éradication des individus « errants ».

Aujourd'hui : Les collectivités sont libres d’employer les méthodes qu’elles veulent pour répondre aux plaintes des habitants et des acteurs de la ville. A Paris, on a choisi d'installer des pigeonniers sur les lieux très fréquentés par les pigeons et d'en contrôler ainsi la reproduction en stérilisant ou supprimant les oeufs.

Les questions posées par le pigeon renvoient à celles de la nature en ville, dans un contexte où les autorités locales et les associations s’efforcent de la faire accepter par la population. Aborder sereinement la question du pigeon est rarement facile. C'est à la fois une problématique écologique et sociale.

* Source : Paris.fr

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 21:15

Forte régression des moineaux dans les villes

 On parle souvent des espèces animales exotiques en voie d’extinction et on en oublie celles que l’on côtoie au quotidien. Le moineau, grand adepte des milieux urbains, connaît pourtant un déclin important dans l’ensemble de l’Europe.

Moineau 1

On estime ainsi qu’en Grande-Bretagne les effectifs ont diminué de 62% entre 1970 et 1999. La Finlande a enregistré une baisse équivalente, estimée à 60% en 25 ans. A une échelle plus restreinte, le nombre d’individus ayant élu domicile à Hambourg a chuté de 50% en 30 ans, un chiffre à relativiser face à la dégringolade qui sévit à Prague où 60% des moineaux ont disparu en seulement 20 ans.

Moineau 2

Les hypothèses avancées pour expliquer cette régression sont nombreuses. D’une part, les bâtiments modernes de par leur conception et un entretien régulier offrent moins de sites de nidification. Par ailleurs, l’éloignement des banlieues conduit le moineau à déserter le centre-ville pour des milieux plus hospitaliers, à la frontière entre campagne et ville. Mais des facteurs plus graves sont en jeu tels que la densité du trafic routier et la raréfaction de la nourriture, le nombre d’insectes faiblissant d’année en année, tout du moins en milieu urbain. Enfin, le moineau se voit contraint de cohabiter avec le pigeon, lequel, non fort d’intensifier la concurrence alimentaire, est également vecteur de maladies létales.

Bien que le moineau parisien fasse figure de privilégié du fait de la faiblesse de son déclin, la LPO et le CORIF ont lancé une action conjointe en 2003 visant à dresser un état des lieux des populations de l’oiseau évoluant au sein de la capitale française. A raison de deux vagues d’observations annuelles de dix jours, des bénévoles ont réalisé des relevés sur les mêmes sites et au cours des mêmes périodes saisonnières. Consignées dans des fiches récapitulatives, les données recueillies ont ensuite été confiées au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN) pour analyse.

Les premières conclusions attestent d’une représentativité inégale, tributaire des spécificités environnementales relatives à chacun des quartiers de la capitale. Ainsi, la densité de la végétation, l’époque de construction des bâtiments et les flux de circulation à la fois automobile et piétonne ont eu une incidence directe sur la taille des effectifs parisiens.

Moineau 3-copie-1

* Source : Oiseaux de France

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 12:10

C'est dimanche, c'est le jour de l'article "Faune et Flore de Paris"

Pour changer des statues, voici des photos prises hier au Lac Daumesnil. Ce sont mes premières demoiselles ...5 août 2012 Libellule bleue 1Les demoiselles partagent de nombreux caractères avec d'autres insectes, les libellules, qu'on confond généralement sous le même nom. Mais on distingue facilement les demoiselles des libellules par leur apparence plus fragile, moins impressionnante. L'agrion est une espèce faisant partie du groupe des demoiselles, au corps mince et dont les ailes sont repliées à la verticale sur le dos au repos.

Les demoiselles sont plus petites, moins robustes, moins bons pilotes.
Les demoiselles restent toujours au bord de l'eau, et ne s'envolent pas hors de notre champs de vision comme le font les libellules.
Les libellules vraies ont les ailes de la paire antérieure un peu moins grandes que celles de la paire postérieure, alors que, chez les demoiselles, on ne peut les distinguer l'une de l'autre.
5 août 2012 Libellule bleue 2
Les demoiselles sont des insectes très fins, et bien plus petits et frêles que les libellules.
Elles ont une tête imposante, dotée d'antennes courtes et de deux yeux énormes, disposés de chaque côté de la tête (parfois même écartés de plus d'1 mm), composés par l'assemblage de milliers d'oeils simples appelés ommatidies. Ce sont les insectes dont les yeux composés possèdent le plus d'ommatidies (jusqu'à 30.000 chez les libellules), leur donnant une vision très précise.
L'abdomen est long et les pattes situées très à l'avant du corps ; elles servent rarement à la marche chez ces animaux qui se nourrissent et s'accouplent en vol.
On peut différencier les mâles des femelles par une bosse que possèdent les mâles sur leur 2ème segment abdominal.
Les demoiselles ne possèdent que deux crochets au bout de l'abdomen.
5 août 2012 Libellule bleue 3
Lors de la période de reproduction, certaines espèces déposent simplement leurs œufs dans l'eau, sur la tige des plantes aquatiques. On peut facilement apercevoir la libellule venant fouetter l'eau avec sa queue. Les demoiselles comme les libellules se reproduisent en vol, en s'arrimant.
Le mâle saisit la femelle par la tête ou le thorax à l'aide d'une pince au bout de l'abdomen. Pour l'accouplement, la femelle vient poser l'extrémité de son abdomen sous le premier segment de l'abdomen du mâle.
 
Vu de côté, un couple de demoiselles apparaît comme un coeur, les deux insectes restent attachées ainsi sans faire de bruit, et viennent souvent se poser sur la végétation.
5 août 2012 Libellule bleue 4
Dans toutes les espèces, les œufs donnent des larves aquatiques, qui peuvent subir une quinzaine de mues avant la métamorphose, donnant la forme adulte, ailée.
Parce que les larves ressemblent beaucoup aux adultes (mis à part les ailes et le mode de vie), la métamorphose est dite incomplète.
Chez les libellules, le stade larvaire dure de un à trois ans, mais dans le cas des demoiselles, la larve reste un an sous l'eau. La larve est caractérisée par des lamelles sur le corps qui ressemblent à des branchies, et qui sont aussi utilisées pour la respiration.
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 06:46

Voici trois photos de coquelicots prises autour du Lac des Minimes à Vincennes. 

23 Juin 2012 Coquelicot 1

23 Juin 2012 Coquelicot 2

23 Juin 2012 Coquelicot 4

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 07:16

20 mars 2012 Pie 3

La pie bavarde appartient à la famille des corvidés, comme la corneille noire.

La pie bavarde révèle de beaux reflets verts et bleus sur les ailes et la queue, leur bec mais assez variable d'aspect. La queue est tronquée ou arrondie, jamais fourchue. Les pattes sont robustes avec 4 doigts bien developpés. 

20 mars 2012 Pie 2

La pie bavarde est omnivore (insectes, larves, graines, fruits, restes de cuisines). Elle n'a pas de plumage sexuel. Elle fait environ 41 centimètres de long et 48 à 53 cm d'envergure. Le plumage est noir et blanc contrasté avec une longue queue aux reflets métalliques.

Avec sa longue queue et son plumage caractéristique, c'est au sol que la pie bavarde trouve l'essentiel de sa nourriture. La pie saute à pieds joints trois ou quatre sauts et c'est tout. Elle vit dans nos régions, elles sont de plus en plus nombreuses en ville. Sa voix est rauque, criarde et désagréable.

20 mars 2012 Pie 1

Le nid est volumineux. La femelle pond entre le 15 avril et le 15 mai et n'élève qu'une seule nichée de 6 à 8 petits dans l'année.

20 mars 2012 Pie 4

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 06:27

19 mars 2012 Corneille 1

Oiseau entièrement noir, y compris le bec et les pattes. Son bec est plus éffilé que celui du corbeau et les plumes de son cou ne sont pas ébouriffés. L'extrémité de sa queue est carrée. Elle se distingue du corbeau freux par son bec plus large, qui n'est pas blanchâtre. Les sexes sont identiques. Jeunes, ils sont semblables aux parents. Ils restent avec eux plusieurs semaines après avoir quitté le nid.

19 mars 2012 Corneille 2

Les romains disaient de la corneille "Brevior est hominum vita quam cornicum" c'est à dire " La vie des hommes est plus courte que celle des corneilles". Rien cependant n'a jamais permis de vérifier ces rumeurs. L'âge maximum de la corneille noire semble être d'environ 20 ans.

19 mars 2012 Corneille 3

La corneille noire babille, corbine, craille. La voix de la corneille noire est désagréable dans sa sonorité et à cause des répétitions. Il existe des variations considérables, en fonction de la situation ou du moment. En vol, les corneilles s'interpellent en lançant un croassement bas. Parfois, elle lance un son métallique, d'autres fois, un matraquage de croassements devant un oiseau de proie posé.

19 mars 2012 Corneille 4

La corneille noire aime la campagne découverte avec des bosquets d'arbres dispersés, pas trop denses. Elle affectionne les landes, les zones arides, les bords de chemins et de routes, les bordures rocheuses, les falaises côtières, les plages, les zones d'estuaires, les embouchures de fleuves et les lagunes. 

Le nid de la corneille noire est construit par les deux parents. C'est un nid volumineux, fait de branches, dans un arbre ou sur une falaise. Le mâle apporte les matériaux mais reste à l'extérieur, alors que la femelle arrange l'intérieur. On peut y trouver de tout : herbes, feuilles sèches, laine de mouton, poils, crins, papiers, chiffons, plastiques, racines, plumes. La ponte à lieu d'avril à mai. La femelle dépose 3 à 5 oeufs bleu clair ou vert, tachés de gris châtain foncé. L'incubation dure environ 19 jours, assurée par la femelle seule. Les petits, nourris par les deux parents, volent au bout de 35 jours. A la naissance, les poussins sont couverts d'un duvet gris-fumée abondant qui deviendra foncé rapidement. Les couples sont unis pour la vie.

19 mars 2012 Corneille 5

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 23:40

Je l'ai vu dans la Grande Volière de la Ménagerie. Fait elle partie de la Ménagerie, où comme les moineaux, elle y est venue d'elle même ? je ne sais pas, en tout cas elle n'est mentionnée nulle part !

18 mars 2012 Oiseau Grande Volière 1

La grive musicienne est appelée tourdre ou chiqueuse dans le sud-est de la France. Son plumage brun-olive sur le dos, blanchâtre et taché de macules noirâtres sur le ventre est identique chez les deux sexes. D'un poids d'environ 75 g, la grive musicienne est de taille intermédiaire entre celles de ses proches parents : plus petite que la grive litorne et la grive draine, mais plus grande que la grive mauvis. A partir de la mi-février le mâle haut perché, émet son chant mélodieux aux motifs répétés, annonciateur d'un printemps tout proche. Dès avril, les premières pontes de 4 à 5 oeufs sont déposés dans un nid garni de boue séchée. Après deux semaines d'incubation, les oeufs éclosent. Les jeunes s'envolent à l'âge de 17 jours. Dans la plupart des cas, une deuxième, voire une troisième couvée se succèdent.

18 mars 2012 Oiseau Grande Volière 2
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 01:27

Hier il a fait très beau à Paris. Je suis donc allée me balader au parc de la Villette avec les enfants. Et je peux le confirmer, cette fois le printemps est là, la preuve :

10 mars 2012 Le printemps à la Villette 3

10 mars 2012 Le printemps à la Villette 1

10 mars 2012 Le printemps à la Villette 2

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:54

J'ai lu vos commentaires et je me suis aperçue que ma mouette en capuchon noir vous a laissé perplexe !

Pourtant c'est bien une mouette rieuse. 

4 mars 2012 Mouette à Capuchon noir

Cette mouette rieuse est en plumage nuptial, elle présente un capuchon brun chocolat foncé qui ne s'étend pas sur la nuque.

      4 mars 2012 Mouette du Jardin des Tuileries 1

En plumage hivernal, elle a la tête pâle avec une tache sombre à l'arrière de la joue.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 01:19

C'était mercredi 29 février, devant le musée d'Orsay. Je l'avais trouvé très jolie avec son capuchon noir.

4 Mars 2012 Mouette devant le Musée d'Orsay 3

4 mars 2012 Mouette devant le Musée d'Orsay 1

4 Mars 2012 Mouette devant le Musée d'Orsay 2

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  • : Le blog de TititeParisienne
  • : J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
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