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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 00:22

      Auguste Rodin (1840-1917)

Monument à Balzac-1898-Bronze-H. 270 cm ; L. 120,5 cm ; P. 128 cm-S.1296

Fonte réalisée par la Fonderie Alexis Rudier en 1935 pour les collections du musée Rodin

21 avril 2012 Musée Rodin 1

Ayant mené parallèlement des recherches sur le corps de Balzac et sur sa tête, Rodin aboutit à un assemblage dans lequel ces deux éléments véhiculent des valeurs propres. Tandis que la tête avait évolué d’un portrait ressemblant vers un concentré de traits expressifs, le corps avait effectué un trajet inverse, tendant vers une dilution de la forme dans une symphonie de nuances matérialisées par la surface souple de la robe de chambre.

C’est finalement un monument révolutionnaire que Rodin conçut en 1897, après six années laborieuses. Dépourvu des attributs habituels de l’écrivain (fauteuil, plume, livre…), son Balzac est moins un portrait qu’une puissante évocation du génie visionnaire dont le regard domine le monde, du créateur inspiré drapé dans la robe de moine qu’il revêtait pour écrire.

21 avril 2012 Musée Rodin 2

Ce monument trop novateur fit scandale lorsqu’il fut exposé en 1898 et la commande fut annulée. Rodin ne vit jamais son monument coulé en bronze.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 01:05

20 avril 2012 Le Penseur de Rodin 2

Comme bon nombre d'œuvres d'art, le Penseur n'est pas devenu ce qu'il était censé devenir à sa réalisation : la partie centrale du Linteau de la Porte de l'Enfer, œuvre inachevée et inspirée de l'Enfer de Dante qui devait être une porte monumentale d'un musée d'art décoratif. Une œuvre qui aurait dû rassembler un riche ensemble de statues qui n'existeront jamais ensemble mais séparément (Fugit Amor, Le Baiser ou encore Francesca).

Le Penseur, débuté autour de 1880-1882 et qui était nommé par Rodin "Dante" ou le "Poète", devait donc être placé au dessus d'une série de condamnés sculptés en bas relief, en méditation sur leur sort, d'où la position de la statue. Un bref regard suffit à comprendre l'importance de cette méditation où le personnage semble être imperturbable et perdu dans les profondeurs de son âme.

20 avril 2012 Le Penseur de Rodin 1 

Ce rapport à l'âme est ici l'essentiel du travail de Rodin. Pourtant pleine d'une force et d'une puissance retenue, mise en valeur par le travail de la musculature, la statue ne donne à la force physique que l'image de l'apparence extérieure. La véritable force existe davantage à travers l'évocation d'une puissance intérieure, comme l'expression des tourments de l'âme, des angoisses humaines.

 La première exposition de l'œuvre en France en 1904 provoque le mépris ou l'amusement d'un partie du public et de la presse. En réaction est lancée une souscription pour couler la statue et une version définitive, plus grande, est offerte à la mairie de Paris en 1906: il s'agit de celle qui est aujourd'hui dans les jardins de l'hôtel Biron à Paris, à savoir le musée Rodin depuis 1919.

20 avril 2012 Le penseur de Rodin 3

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:06

19 avril 2012 Sculptures musée Rodin 1

En 1347, durant la guerre de Cent ans, à la suite d'un siège particulièrement long, la ville de Calais fut contrainte de se rendre au roi d'Angleterre Edouard III. Six notables, Eustache de Saint-Pierre, Jean d'Aire, Jacques et Pierre de Wissant, Jean de Fiennes, Andrieu d'Andres acceptèrent de porter au roi les clefs de la ville.

19 avril 2012 Sculptures musée Rodin 2

En septembre 1346, Edouard met le siège devant la ville de Calais dont la garnison commandée par le chevalier Jean de Vienne résiste héroïquement à l'armée du roi d’Angleterre. Après onze mois de siège, la cité affamée négocie sa reddition. Edouard III, fatigué et énervé par la longue résistance calaisienne, accepte que six bourgeois lui soient livrés afin d'être exécutés. C'est à ce prix qu'il laissera la vie aux habitants toutefois contraints de déserter leur ville une fois les Anglais arrivés. Son épouse Philippa de Hainaut parvient cependant à le persuader d'épargner la vie de ces six malheureux, désespérés, venus devant le souverain en chemise, la corde au cou, les clefs de la ville et du château en mains. Par ce geste d’amour chrétien, Edouard épargne la vie d’Eustache de Saint Pierre et de ses cinq compagnons d'infortune devant une reine en pleurs. Calais devient anglaise le 3 août 1347 et le demeure jusqu’au 6 janvier 1558 lorsque Henri II de France reprend la ville à Marie Tudor.

19 avril 2012 Sculptures musée Rodin 3

C’est sur les fondements de ce texte que Rodin trouve l’inspiration pour composer son œuvre une fois que la commande lui a été faite.

19 avril 2012 Sculptures musée Rodin 4

- "Gentil Sire et gentil roi, voyez-nous les six, qui avons été d'anciens bourgeois et grands marchands de Calais ; nous vous apportons les clefs de la Ville et du Château ; nous nous mettons en votre pure volonté pour sauver le "demeurant" du peuple de Calais qui a beaucoup souffert de privations. Veuillez avoir de nous pitié et merci par votre très haute noblesse".

Les seigneurs et chevaliers présents ne peuvent s'empêcher de les prendre en pitié et ont grand peine à parler.

Le roi les regarde très en colère car il avait le coeur si dur et si épris d'un grand courroux qu'il ne peut parler. Quand il le peut enfin, c'est pour dire qu'on leur coupe la tête. Tous les barons et chevaliers présents ainsi que Messire Gautier de Mauny prient le roi de les prendre en pitié mais en vain. C'est alors la reine d'angleterre qui ne pouvant se retenir de pleurer, se jeta aux pieds du roi et dit:

"Ah, gentil sire, depuis que je repassai la Mer en grand péril comme vous le savez, je ne vous ai rien demandé ; or, je vous prie humblement et requiers à mains jointes que pour l'amour du fils de Sainte-Marie et pour l'amour de moi, vous veuillez avoir de ces hommes mercy"

Le roi attend un moment, regarde la reine qui pleure, s'émeut et ne veut pas lui faire peine et dit :

"Ah, Madame, j'aimerai mieux que vous fussiez autre part qu'ici ! Vous me priez si tendrement que je n'ose vous éconduire malgré que j'en ai envie. Tenez ! je vous les donne ! faites-en votre plaisir!"

Alors la reine joyeuse se lève, fait lever les 6 bourgeois, leur enlève les cordes qu'ils avaient au cou et les emmène avec elle dans sa chambre, les fait vêtir, leur fait servir à diner, leur fait remettre à chacun 6 nobles d'or et les fait conduire hors du camp en sûreté. Ils s'en vont demeurer dans plusieurs villes de Picardie. Le lendemain, 4 Août 1347, Calais est occupé et Gautier de Mauny prend possession de la Ville et du Château.. Son premier soin est d'ordonner de mettre Jean de Vienne et ses chevaliers en prison courtoise, en attendant leur transfert en angleterre jusqu'à ce qu'ils aient payé leurs rançons. Les simples hommes de troupe sont rassemblés dans la halle pour y déposer leurs armes, puis renvoyés. Il fait amener dans la Ville des charettes entières de victuailles qui sont distribuées aux habitants. Cette distribution a des effets désastreux car plus de 300 personnes succombent pour avoir absorbé trop de nourriture trop vite. Ceux qui survivent sont expulsés, car Edward 3 a résolu de peupler la Ville de sujets anglais. Seul un prêtre et quelques personnes agées restent à Calais pour fournir des renseignements relatifs aux coutumes anciennes de Calais.

 19 avril 2012 Sculptures musée Rodin 5

Telle est, d'après les "Chroniques" de Froissart, la version la plus généralement admise de la reddition et du dévouement des 6 bourgeois. En 1895, l'illustre Rodin a figé dans l'immortalité du bronze, la sublime nudité de nos héros.

Source Wikipédia et http://www.cote-dopale.com/tourisme/a-voir/les-6-bourgeois-de-calais-d-auguste-rodin

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 15:36

A l'angle du boulevard des Invalides et de la rue de Varennes se cache un havre de verdure parsemé de bronzes et de marbres : le jardin du musée Rodin. Balade dans ce lieu envoûtant, témoin des vicissitudes de l'histoire et des hommes, entre esthétisme et poésie.

18 avril 2012 Jardins du Musée Rodin 3

On y rencontre des amoureux se tenant la main sous la pénombre des tilleuls aux feuilles en forme de coeur, la petite famille subjuguée par le malheureux 'Ugolin dévorant ses enfants', des touristes à l'appareil photo en alerte, un vieil homme entre douceur et amertume, un étudiant en art fasciné par le volume des 'Trois Ombres'…
On profite également de la ronde discrète des gardiens, de l'attention minutieuse des jardiniers, de la multitude des arbres et plantes, des fontaines, des mythes objectivés dans la matière… L'ensemble de ce spectacle se jouant sous le regard amusé des sculptures de marbres et de bronzes, de Balzac à Victor Hugo en passant par l'incontournable 'Penseur' condamné à s'interroger indéfiniment dans sa sublime prison de ifs. Tel est le cadre du jardin du musée Rodin où règne cette atmosphère apaisée loin des vacarmes parisiens. Petite balade verdoyante.

18 avril 2012 Jardins du Musée Rodin 2Le musée Rodin est composé de l'hôtel Biron et de l'ensemble du jardin qui l'entoure. Ensemble, ils ont vécu au rythme des guerres, des rachats, des abandons et des modes. Et ce pauvre morceau de verdure a subi dans sa chair, faite de terre fertile, d'eau et de cailloux, l'ensemble de ces bouleversements. Dorénavant, plus rien ne peut l'étonner. Ni les visiteurs qui s'y promènent ni le dessein des éventuels propriétaires. Aujourd'hui chouchouté comme un patrimoine fragile et précieux, il n'en a pas toujours été ainsi. Entre sa création par le riche financier Peyrenc de Moras et son sauvetage par Auguste Rodin, le jardin a vu passer des amants, des princesses comme la belle-fille de Louis XIV (la duchesse du Maine), des révolutionnaires en 1789, des religieuses de la congrégation du Sacré-Coeur jusqu'à sa fréquentation par une myriade d'artistes.

Altéré par le délaissement, les nécessités froides de la nature et l'absence d'une main aimante, il s'est transformé en un terrain où règne l'anarchie moribonde d'un trop plein de végétation composé d'herbes capricieuses et de lierres étouffants. Jusqu'au recours d'un bataillon d'artistes opiniâtres, Rodin en tête, grâce à qui le musée ouvrira ses portes en 1919.

18 avril 2012 Jardins du Musée Rodin 1Le jardin est de forme rectangulaire. De la terrasse on perçoit un tapis de pelouse aux lignes parfaites qui commence au bas de l'escalier de l'hôtel et se termine par une fontaine. Deux sous-bois à chaque extrémité abritent les bronzes de Rodin, dont les énigmatiques 'Trois Ombres' et les malheureux 'Bourgeois de Calais'. L'entrée du jardin au nord accueil 'Le Penseur' et 'Balzac' probablement intrigués par la colossale 'Porte de l'Enfer'. Semblable à cette oeuvre, on appréciera le jardin pour son architecture épurée et la subtilité de ses détails. La tête levée, on aperçoit le dôme des Invalides scintillant de feuilles d'or sous la lumière du soleil et une partie de la tour Eiffel inapte à investir le lieu.

On ne comptera pas les variétés infinies de plantes aux noms si évocateurs – oeillet, capucine, tulipe, genêt, anémone, bambou, iris, etc. - d'arbres veillant comme de vieux gardiens sur leur bien – érable, houx, bouleau, noisetier, merisier, etc. - qui suggèrent à tous les saisons cette esthétique si évidente, si intense.

18 avril 2012 Jardins du Musée Rodin 4Le jardin se fait aussi musée. Un musée atypique à ciel ouvert. Il est toujours délicieux de découvrir, 'Eve' et 'Adam' cachés derrière un épais buisson, 'Orphée implorant les dieux' comme jaillissant de la fontaine, un 'Victor Hugo' songeur protégé par l'ombre d'un grand arbre ou la galerie des marbres esseulée à l'est des sous-bois. Un ensemble de sculptures complètement intégré à l'espace et à la matière qui retrouve une certaine authenticité loin de l'artifice muséographique. Et ces corps dénudés ne perdent en rien leur forme. Bien au contraire, confrontés à cette nature accommodée aux volontés humaines, ils se dévoilent langoureusement sous le charme de la sacralité artistique et d'une sémantique équivoque

Source : Evène

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:27

Le musée Rodin, ouvert en 1919, est situé dans l’ancien hôtel Peyrenc de Moras, connu sous le nom de l’hôtel Biron, et dont la construction rue de Varenne s'achève en 1732. Joyau de l'architecture rocaille parisienne, cet ancien hôtel particulier accueille sur deux étages de nombreuses oeuvres d'Auguste Rodin, de Camille Claudel, mais également des peintures, sculptures, et des oeuvres antiques issues des collections de Rodin.

L'hôtel Biron au XVIIIe siècle

Le riche financier Abraham Peyrenc de Moras (1686-1732) fut à l'origine de la construction, entre 1727 et 1737, d'un hôtel particulier rue de Varenne. Les plans suivis par l'architecte du roi, Jean Aubert, sont dans le plus pur esprit d'architecture rocaille, à la mode à l'époque. Situé en bordure de l'agglomération parisienne, l'hôtel est à la fois une maison de ville et une maison de plaisance. Abraham Peyrenc de Moras décède en 1732, avant l'achèvement des travaux, notamment ceux de la décoration intérieure du premier étage.

17 avril 2012 Musée Rodin 1

 Dès 1736, sa veuve loue à vie l'hôtel à la duchesse du Maine. L'architecture extérieure du bâtiment est alors peu modifiée. En revanche des transformations sont effectuées sur la distribution des pièces, à l'intérieur de l'hôtel. À la mort de la duchesse en 1753, la veuve d'Abraham Peyrenc de Moras vend le domaine à Louis-Antoine de Gontaut-Biron (1700-1788), futur maréchal de Biron. Ce dernier modifie très peu l'aspect extérieur et intérieur du bâtiment. Les travaux de réaménagement portent essentiellement sur les jardins qui comptent dès lors parmi les plus beaux et les plus renommés de Paris. Tout en respectant l'ordonnancement classique d'un jardin à la française et les plantations anciennes, choisis par le premier propriétaire Abraham Peyrenc de Moras, Biron apporte des éléments nouveaux. Il fait doubler la superficie du parc, creuser un bassin circulaire et réaménage une partie du jardin à la mode anglaise. On connaît bien les jardins tels qu'ils se présentent à l'époque, notamment grâce à des descriptions et des planches gravées, publiées entre 1776 et 1788. Le maréchal de Biron laisse à l'hôtel le nom sous lequel il est encore connu aujourd'hui.

17 avril 2012 Musée Rodin 2L'hôtel Biron au XIXe siècle

À partir de 1788, de nombreux propriétaires et locataires se succèdent sur le domaine de la rue de Varenne, ainsi par exemple, le duc de Charost en 1795, qui transforme le potager en jardin anglais, agrémenté d'un point d'eau et qui loue l'ensemble du parc, pendant près d'une année, pour des fêtes champêtres où se succèdent jeux, danses, concerts et feux d'artifices. Puis le Saint-Siège qui, entre 1806 et 1810, y installe un des ambassadeurs du pape, le cardinal Caprara ; ou encore l'empereur de Russie qui y transfère son ambassade de 1810 à 1811.

En 1820, la dernière propriétaire en date, la duchesse de Charost, vend toute la propriété et ses dépendances à trois religieuses, dont la mère Madeleine-Louise Sophie de Barat, fondatrice de la société du Sacré-Coeur de Jésus. La société s'installe rapidement et crée un établissement d'éducation pour jeunes filles. Durant cette période, de nombreuses transformations sont effectuées sur les bâtiments, afin qu'ils conviennent mieux à leur nouvelle affectation, ainsi que sur le parc où seules les grandes lignes du jardin à la française sont conservées. Au fur et à mesure, les décors originaux disparaissent, boiseries, ferronneries, décors peints sont vendus à de riches amateurs d'art pour financer les travaux de réaménagement. Le bassin du maréchal de Biron est comblé et on y dresse, en 1839, un petit monticule destiné à recevoir un ex-voto en remerciement à la Vierge. A la fin du XIXe siècle, le jardin est surtout utilisé comme potager, verger ou pâturage.

Entre 1820 et 1904, de nombreux bâtiments à usage d'enseignement et de culte, sont construits sur le domaine et notamment la Chapelle conçue par l’architecte Lisch et achevée en 1876.

La société du Sacré-Coeur de Jésus est finalement dissoute en juillet 1904 et contrainte d'abandonner ses biens immobiliers.

17 avril 2012 Musée Rodin 3

 L'hôtel Biron au début du XXe siècle

Dans l'attente d'être vendu, l'hôtel Biron et les autres bâtiments du domaine commencent à accueillir des locataires dès 1905, parmi lesquels de nombreux artistes, l'écrivain Jean Cocteau (1889-1963), le peintre Henri Matisse (1869-1954), la danseuse Isadora Ducan (1878-1927), la sculptrice Clara Westhoff (1878-1954), épouse du poète Rainer Maria Rilke (1875-1921), par l'entremise duquel Rodin découvre le domaine. En 1908, le sculpteur loue quatre pièces au rez-de chaussée, ouvrant sur la terrasse au sud, pour y installer ses ateliers. Il y découvre un jardin sauvage, laissé à l’abandon depuis le départ de la congrégation en 1904, où il installe certaines de ses œuvres et une partie de sa collection d’antiques. A partir de 1911, il occupe tout l'hôtel Biron.

17 avril 2012 Musée Rodin 4

Charles Berthelomier, L'Hôtel Biron, côté jardin, vers 1910 [Ph.1381]

En 1911, le domaine est vendu à l'Etat qui s'était engagé l'année précédente à se porter acquéreur de l'hôtel Biron, afin d'y installer le service des Bâtiments civils du ministère de l'instruction publique, et de la partie du domaine du côté de la rue de Babylone afin d'y créer un nouveau lycée (l'actuel lycée Victor Duruy). Tous les occupants quittent les lieux, à l'exception de Rodin qui s'y refuse, et œuvre en faveur de l’achat de la parcelle et des bâtiments par l’Etat en 1911.

“Je donne à l’Etat toute mon œuvre plâtre, marbre, bronze, pierre, et mes dessins ainsi que la collection d’antiques que j’ai été heureux de réunir pour l’apprentissage et l’éducation des artistes et des travailleurs. Et je demande à l'Etat de garder en l'hôtel Biron qui sera le musée Rodin toutes ces collections, me réservant d'y résider toute ma vie.”

Auguste Rodin - Correspondance de Rodin, tome III, 1908-1912, lettre n° 103 à Paul Escudier, fin 1909

En 1916, une loi est votée à l'Assemblée nationale, portant acceptation des trois donations du sculpteur et confirmant que l'hôtel Biron et son jardin sont entièrement affectés, sous le nom de musée Rodin, à l'exposition des oeuvres données par Rodin à l'Etat français. Léonce Bénédite est nommé exécuteur testamentaire du sculpteur. C'est donc à lui que revient la charge de conserver le patrimoine artistique de l'artiste et de veiller à l'organisation du futur musée.

Le musée est officiellement inauguré en 1919.

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  • : J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
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