J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
Corentin Cariou ou l'histoire d'un résistant du 19ème arrondissement de Paris.
L'avenue qui commence au Pont de Flandre dans le 19è arrondissement, porte le nom de Corentin Cariou. A cet endroit se trouve la station de métro de la ligne n° 7 portant également le nom de ce résistant fusillé par les nazis en 1942. Qui était Corentin Cariou ?
Elu conseiller général de la Seine et conseiller municipal de Paris à l'élection partielle du 27 mars 1938 dans le 19ème, Corentin Cariou représente le quartier Pont de Flandre.
Il est mobilisé dès le déclenchement de la guerre en 1939, mais le 21 janvier 1940, le Conseil de Préfecture le déchoit de son mandat d’élu pour appartenance au Parti Communiste Français alors interdit par le gouvernement. Pour cette même raison il est isolé et incorporé le 23 mars 1940 dans une compagnie spéciale dit de « travailleurs français indésirables » et interné dans un camp à Bourg-Lastic.
Libéré et démobilisé après la débâcle de juin 40, il est de retour dans le 19ème dans un Paris occupé par l’armée allemande. Il prend alors dès cet instant le chemin de la Résistance et entre dans la clandestinité.
Vite repéré par la police dans ce quartier où il est très connu, il est arrêté le 5 octobre 1940, mis en prison et finalement dirigé le 8 mai 1941 sur le camp de Chateaubriand en Loire Atlantique.
Le 9 février 1942, il est transféré au camp de Compiègne. À la suite d’un attentat commis le 1er mars 1942 contre une sentinelle allemande rue de Tanger, les autorités d’occupation décident de fusiller « 20 communistes et juifs » pris comme otages.
Parmi ces otages livrés par Vichy aux allemands, se trouve Corentin Cariou. Il est fusillé le 7 mars 1942 à Carlemont près de Compiègne.
Né le 12 décembre 1898 à Loctudy dans le Finistère, il était « monté » très jeune à Paris où il devint aide de forge puis ajusteur à l’usine des goudrons de la Villette aujourd’hui disparue.
Une plaque commémorative située à proximité de la Cité des Sciences et de l’Industrie à la Porte de la Villette, évoque la mémoire de Corentin Cariou.
La plaque en hommage à Corentin Cariou est juste à côté du monument aux morts de "La Boucherie en Gros de Paris" (aujourd'hui le Parc de la Villette et la Cité des Sciences) correspond aux anciens abattoirs municipaux de la Villette.