J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
Crue de la Seine.
Beaucoup de monde en ce 9 mai 2013 au Pont de l'Alma pour voir le niveau de la Seine. Le Zouave n'avait pas les pieds dans l'eau, malgré un niveau assez élevé malgré tout.
Une crue de type 1910 peut-elle se reproduire ? Les études hydrologiques et hydrauliques le confirment : une crue similaire ou supérieure à celle de 1910 reste possible. Les murettes anti-crues et les lacs-réservoirs construits en amont du bassin ne garantissent qu’une protection toute relative et, quelles que soient les dispositions prises à ce jour, une crue de type 1910 en Ile-de-France constituerait une catastrophe économique nationale. La gestion du risque d’inondation (information, prévention, protection) pose la question primordiale de la mémoire du risque, dont l’Etat doit être garant : sans mémoire, il n’existe ni prévoyance, ni anticipation.
Une crue d’au moins de même ampleur que celle de la crue de 1910 a une probabilité sur cent de se produire chaque année et deux sur trois de se produire en un siècle.
Il n’est plus d’hiver sans inondation en région Ile-de-France, même si celles des dernières décennies ont été plus modestes que les crues historiques. La crue de 1910 n’a pas été unique, même si c’est la mieux documentée : 1658, 1740 en sont des homologues. 1924 et 1955, de moindre ampleur, ont cependant été graves.
Mais depuis lors, le bassin de la Seine n’a pas connu d’événement pluviomé-trique et hydrologique comparable et la conscience du risque d’inondation s’est largement perdue dans la mémoire de la population. Pourtant, ce n’est pas aux travaux entrepris dans les dernières décennies qu’il faut attribuer l’absence d’inondations catastrophiques depuis 1955. Une crue similaire ou supérieure à celle de 1910 reste possible ; les études hydrologiques et hydrauliques le confirment. De plus, nombre de catastrophes naturelles de ces dernières années, les crues de l’Ouvèze, de l’Aude, de l’Oder, du Rhône (aggravée par les ruptures de digues en Camargue), l’avalanche de Chamonix, les récentes tempêtes montrent que l’intensité des événements présents à la mémoire est largement dépassée, voire même celle des événements répertoriés.
* Sources : http://www.annales.org/ri/2000/05-2000/chery073-079.pdf