J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
Actuellement, des experts étudient, avec la Direction des espaces verts de la Ville de Paris, la réfection des allées et du système hydraulique de ce jardin conçu par l’ingénieur Jean- Charles Alphand en 1867. Comme il a été construit sur d’anciennes carrières de gypse, une roche blanche qui sert à fabriquer le plâtre, des injections de béton ont d’abord été nécessaires pour consolider le sous-sol. Ces travaux, d’un montant de 3,3 millions d’euros, ont été terminés l'année dernière. À présent, la rénovation pourra s’effectuer sur du "solide"
Des rochers autour de l’île, comme à Étretat
« Notre objectif est de restituer le jardin tel qu’il était à l’origine. Il s’agit, par exemple, de rétablir les belles courbes du parc, dénaturées au fil du temps, en tenant compte des usages contemporains et de la forte affluence dans ces lieux », explique de son côté le paysagiste Yves Deshayes. Historienne et architecte, Elisabetta Cereghini a, quant à elle, travaillé sur document (gravures, cartes postales, photos d’époque) puis a superposé le plan actuel sur le plan d’origine. Résultat : « La structure végétale initiale était différente. À l’époque, le parc était un espace vert travaillé. Au fil des ans, la végétation s’est développée : le parc s’est transformé en bois ». À l’origine, les rochers de l’île tombaient directement dans l’eau du lac, alors qu’aujourd’hui, il y a des plages. Par leur disposition, ils rappelaient les rochers d’Étretat. Cette référence a disparu. L’île sera restaurée après 2014.
Autre morceau de bravoure, la rénovation du système hydraulique. « La grande cascade est alimentée par une canalisation d’eau brute qui arrive côté rue Botzaris. Aujourd’hui, le système fonctionne comme à l’origine : la grande cascade consomme 3.500 m3/jour, soit 40 l/seconde. Cette eau alimente le lac – où il y a des carpes et des gardons – et le surplus est rejeté dans les égouts », décrit Nicolas Boffi, du bureau d’études Arcadis. Un système qui gaspille la ressource et surcharge le réseau d’assainissement. La solution : mettre en place un système de recyclage partiel de l’eau. La qualité en sera surveillée, permettant une vie piscicole. Un système d’arrosage automatique économisera l’eau. Les travaux, d’un montant de 17,5 millions d’euros, devraient commencer en 2013, et durer jusqu’en 2014. En 2017, pour ses 150 ans, le parc devrait avoir retrouvé ses courbes et tout son romantisme de la fin du XIXe.