J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
Paris, le plus vieil arbre connu, identifié et toujours vivant est un robinier planté en 1601 par le botaniste Jean Robin au sein du square Saint Julien le Pauvre (aujourd'hui square René-Viviani - Montebello). Il a aujourd'hui 410 ans!
Le plus vieil arbre de Paris
La curiosité du square René-Viviani - Montebello est sans conteste le plus vieil arbre de Paris, un robinier planté en 1601. Les plants ont été rapportés d'Amérique par Jean Robin (1550-1629), jardinier du roi et directeur du jardin des Apothicaires (aujourd'hui jardin des Plantes). La silhouette de ce très vieil arbre est fatiguée. Son tronc est tellement large que son poids et celui des branches et des feuilles l'ont penché. Habilement dissimulée sous une masse luxuriante de lierre une structure de ciment supporte et étaye le tronc incliné. Ceci lui permet de tenir encore debout. Il mesure 15 m de haut et 3,50m de circonférence. La taille maximum habituelle d'un robinier est de 10m.
Les fleurs délicatement parfumées du robinier apparaissent en avril-mai. Elles se transforment ensuite en grosses gousses remplies de graines. Le Robinier ressemble beaucoup à l'acacia et il faut être botaniste pour les différencier. Les fleurs sont couramment utilisées dans la cuisine Provencale.
Certains s’étonneront peut-être de voir deux pieds de lierre envahir le tronc de l'arbre, car le lierre est un parasite qui émet des racines suçoirs capables de pénétrer dans les vaisseaux des plantes sur lesquelles il pousse. Mais il ne peut pas, en réalité, traverser son écorce épaisse, à moins qu’il ne se développe sur les rameaux jeunes. Le robinier est un arbre robuste a croissance rapide et qui se propage spontanément.
La santé de cet aieul est surveillée de près.
Rassurez-vous mème si l'arbre paraît un peu bancal il est en parfaite santé. Tous les arbres parisiens subissent un check up annuel. Mais les jardiniers municipaux surveillent plus particulièrement ce vénérable ancêtre. Son évolution est observée avec attention et chaque année, au printemps, les jeunes pousses du lierre sont supprimées. Cette opération s’accompagne du nettoyage de l’arbre et de la suppression du bois mort par les bûcherons de la Ville.
En 2010 une margelle protectrice a été construite en cercle autour de l'arbre. Elle sert à la fois de protection (en délimitant un périmètre protégé et recouvert de broyat pour permettre au sol de respirer autour de l'arbre) et de lieu de repos puiqu'elle comporte un banc circulaire. La margelle est composée d'un tressage en chataignier selon une méthode qui date du au moyen âge et qui est à nouveau appliquée dans certains jardins. La partie banc est en chêne.
Le 1er Robinier a été planté Place Dauphine en 1601 mais a disparu depuis longtemps… Issus de celui-ci, 2 autres Robiniers ont été plantés dans Paris : un dans le Square Viviani et un dans le Jardin des Plantes en 1636.