J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
Notre-Dame de Paris : In vino veritas
Octobre 1793, la cathédrale fut pillée, son trésor fondu, ses cloches brisées. Toute la statuaire du portail disparut.
Les 28 rois de Juda, ancêtres du Christ que les sans-culottes prenaient pour les rois de France, furent tirés d'en bas par une corde et se fracassèrent sur le sol, enfonçant le pavé dans leur chute.
Ils reposèrent là pendant trois ans, avant d'être vendus aux enchères en juin 1796 comme matériaux de construction.
Notre-Dame fut mise en adjudication pour être démolie aux prix de 450 000 francs - quelques brouettes d'assignats - et achetée par le ci-devant Simon. Fort heureusement, le 9 Thermidor, en entraînant la chute de Robespierre, mis un terme aux tractations en cours, et la cathédrale fut " providentiellement " transformée en entrepôt pour barriques de vin !
Un siècle plus tard, sous la Commune, Notre-Dame faillit bien, une fois encore, être détruite. Les communards empilèrent stalles, chaises, bancs et barrières au milieu de la nef et les arrosèrent de pétrole : une flammèche fut allumée, que les internes de l'Hôtel-Dieu purent éteindre " in extremis " avant que la cathédrale parisienne ne s'embrase, comme les Tuileries ou l'Hôtel de Ville.
En 1977, par le plus grand des hasards, on a retrouvé à l'occasion de travaux les fameuses statues des rois de Juda sous forme de 364 morceaux soigneusement ensevelis dans la cour d'une banque, rue de la Chaussée-d'Antin. Depuis, elles sont exposées au musée de Cluny, tandis que leurs copies du XIXe siècle contemplent à leur place le parvis de Notre-Dame.
* Sources : Les secrets de Paris.