J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
Entendre sans écouter.

Impossible de comprendre le hasard, impossible de le raisonner, impossible de l'écouter. Le hasard met en valeur la logique sonore et musical actuelle, en effet pour qu'une musique soit appréciée il faut qu'on puisse à travers celle-ci définir un rythme, définir une suite logique d'évènements. La musique est devenue une science donnant naissance à des "tubes" qui suivent tous le même shéma.
Elle est devenue une mécanique trop bien huilée, et même si l'oeuvre musicale n'est pas si bien orchestrée que ça, la logique et ce rythme sont synthétisés par le martelage radiophonique.
Je parle ici de cette musique formatée pour la radio ou les clips télévisés, de cette musique commerciale omniprésente. Mécaniser la musique cest pouvoir, dans un avenir proche, la simuler et ainsi soustraire lartiste à sa production.
Les arts plastiques ont réussi à ne pas dépendre de la technique en intégrant la réflexion, et la philosophie dans leur processus créatif. La musique met en lumière un paradoxe interne, en effet elle est la fois lune des dernières survivantes de lempirisme* créatif tout en produisant parfois des œuvres des plus formalisées, et donc à lopposées d'un processus instinctif et créatif permettant à la musique d'être un Art et non simplement une technique.
Cela sexplique sans doute par la corruption de lempirisme par les « sciences » économiques, et par la volonté de plaire au plus grand nombre, et non simplement dexprimer le sentiment de lartiste compositeur, un sentiment qui peut être raisonné ou instinctif mais d'aucune manière formaliste.
Le son que vous entendez est synthétique, il comporte des fréquences et un rythme aléatoires.
L’œuvre en relation avec ce concept, utilisée dans le cadre de cityson.info, est une antenne parabole du parc de la villette : la folie observatoire. Une parabole qui symbolise cette mécanisation de la perception sonore, et du son en général par son association à des fréquences, des longueurs d’ondes, des amplitudes; l’acoustique contre le romantisme** sonore qui perce nos âmes. La durée du son est de 3,14159 minutes soit π minutes, une durée symbolique car pi est en effet la seule forme d' " irrationalité " dans le monde formalisé des sciences.