J'ai ouvert ce blog pour vous parler de "ma ville lumière" PARIS. J'y suis née et j'y habite. Je vous parlerais de mon quartier le 19ème arrondissement, ainsi que des endroits que j'aime pardessus tout, comme Montmartre et l'Île de la Cité. Je vous parlerais aussi des expositions que j'ai vu, des concerts ainsi que des défilés de tous genres. Bienvenue chez moi ...
Une péniche est un bateau à fond plat adapté à la navigation sur les fleuves et canaux pour le transport de marchandises, généralement sèches, stockées dans une cale non spécialisée, accessible et couverte par des panneaux coulissants et amovibles (les panneaux d'écoutilles). À l'origine la coque construite en bois et halée ou tractée, a évoluée vers la construction métallique d'abord rivetée puis ensuite soudée avec la motorisation embarquée.
Dans le petit monde de la batellerie et du transport fluvial, on préfère au terme "péniche" le mot plus générique : bateau. La distinction se fait ensuite entre pousseur, barge et automoteur selon la motorisation et le rôle du bateau, tandis que la péniche désigne plus spécifiquement un automoteur au gabarit Freycinet.
Péniche sur la Seine, Paris (Hôtel de Ville)
Pour les puristes, seul mérite le nom de « péniche » ce dernier type de bateau, avec ces dimensions-là. On remarquera d'ailleurs que le mot « péniche » n'est pas employé par les mariniers qui disent « un bateau », « un trente-huit mètres » ou « un automoteur. » Autrefois, du temps où tous les bateaux n'étaient pas motorisés, on distinguait les « tractés » ou « tractions », qui étaient encore halés, et les « moteurs ».
Si l'emploi du mot péniche peut être toléré pour des bateaux du genre tjalk, luxmotor, aak (qui furent et sont encore pour certains des bateaux de transport hollandais) ou automoteur de rivière, il ne saurait être question de l'appliquer aux petits bateaux de plaisance, dont l'appellation officielle est « coche de plaisance » : la différence est la même qu'entre un semi-remorque et un camping-car ! Pour ne pas passer pour un ignare total en ce domaine, il suffit de se rabattre prudemment derrière le mot « bateau », tout simplement ! Le terme est uniquement utilisé par les « terriens ». Il est impropre pour désigner un bateau de transport fluvial.
Péniche sur la Seine (on peut voir l'Hôtel de Ville)
Avant d'être motorisées, les péniches étaient tractées le long des chemins dits de halage par des hommes qui tiraient à deux ou trois à l'aide d'un harnais appelé « bricole », avant que, le gabarit et par conséquent le tonnage augmentant, il fut nécessaire de confier ce travail à des animaux (chevaux, ânes ou mulets), et dans certaines régions du sud de la France, des bœufs . Sur les petits canaux, comme celui de Berry, par exemple, il n'était pas rare que le marinier tire son « berrichon » (60 tonnes de fret) en même temps que l'âne ou le mulet alors que sa femme était au(x) timon(s).
Selon l'enfoncement possible dans l'eau (canal ou fleuve), une péniche « Freycinet » peut porter de 250 à 350 tonnes de fret (elle-même pèse aux alentours de 50 tonnes). Compte tenu de la longueur des voyages et de l'habitabilité du bateau, l'équipage vit en général à bord, souvent en famille dans le logement du batelier.
(Le nom commun marinier est un synonyme de batelier.)
Péniche sortant de l'écluse Saint-Denis, Canal de l'Ourcq (La Villette Paris 19ème)